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Wambelê, masque senoufo originaire de
l’Afrique de l’Ouest, représente des figures
animales mystérieuses qui s’opposent pour former l’union
des contraires. Le bien affronte le mal, l’avenir fait face
au passé, le blanc se mêle au noir. Ce masque emblématique
fait son apparition lors des cérémonies de funérailles.
La compagnie Wambelê a trouvé son
souffle dans l’esprit de ce masque avec une danse faite
de contrastes, entre rythmes et silences, mouvements et poses,
rêve et réalité. Le travail de la compagnie
est une véritable invitation à la rencontre
des cultures et de l’art.
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Né le 5 décembre 1975, il grandit en Côte-d’Ivoire où il s’imprègne dès son plus jeune âge de
la magie de la danse et du chant dans la pure tradition de la terre d’Afrique. Devenu danseur
professionnel puis très vite chorégraphe, il porte ses spectacles au rang de la création, faisant
partager sa force et son énergie à un public conquis.
Son parcours en tant que soliste au sein de prestigieux ballets africains - N’Zo Ballets,
Village Ki-yi, Djolem, Ballet national de Côte d’Ivoire - lui donne la
maîtrise d’un répertoire large et varié aussi bien dans la danse traditionnelle ivoirienne que
mandingue. Les tournées artistiques s’enchaînent en Afrique, France, Suisse, Grèce, Égypte et
Espagne.
Grâce au brassage ethnique qu’il rencontre dans les différentes troupes, il forme en 1994 avec
les anciens du Djolem, la compagnie Yelemba avec laquelle il sillonne les différents continents.
En France, il prend part au Festival d’été de Nantes en 1996 et la même année au Festival du cinéma
africain d’Angers. En Côte d’Ivoire, il crée notamment Totem, sur le thème de la déforestation et
La Fresque, un spectacle réunissant cinq cents artistes en hommage au Président Houphouët Boigny.
L’année 1997 consacre sa participation au MASA : Marché des Arts et des Spectacles Africains,
rendez-vous devenu annuel depuis son travail au sein du Djolem.
Installé en Alsace depuis 1997, il s’associe avec d’autres artistes -danseurs et musiciens- et fondent la
compagnie Dankan où il intervient en tant que chorégraphe, metteur en scène et danseur. Il signe plusieurs
créations dont, La Parole des ancêtres. Animé par le désir de partager et transmettre son art, il commence
à dispenser avec enthousiasme des cours de danse africaine et afro contemporain. Il privilégie une pédagogie qui
allie rigueur et précision, énergie et grâce. Son exigence est la marque d’un enseignement de qualité qui
suscite un échange stimulant avec ses élèves instaurant une dynamique réelle de travail.
En 2001, il fonde sa propre compagnie Wambelê et crée, en 2002, le spectacle Les Initiés, présenté à Strasbourg
dans le cadre des Rencontres Européennes consacrées à la solidarité internationale. En constante évolution, sa
pratique artistique se renouvelle et se singularise par son travail de réflexion sur la danse africaine contemporaine.
pièce chorégraphique pour cinq danseurs sur la mystérieuse alchimie du mélange. En 2007, il revient avec le solo Pile et Face,
Il s’initie alors à de nouvelles gestuelles dont le jazz, le hip-hop et la capoeira. En 2004, il présente Bin Keleman,
où il s’interroge sur l’identité et questionne le rapport à l’Autre. En mai 2008 sera présentée la quatrième création
de la compagnie, pièce pour deux danseurs et deux musiciens, intitulée N’Djote.
Toujours soucieux d’enrichir sa pratique pédagogique, il anime des ateliers de découverte pour des enfants. Ces ateliers
sont l’occasion pour eux de voyager au cœur de l’Afrique à travers ses danses, ses chants et plus encore de s’ouvrir à
la pratique d’instruments nouveaux et à celle de l’expression corporelle. Il finalise ce travail avec les enfants par la
représentation de spectacles. En parallèle et régulièrement, il organise des stages d’initiation et de perfectionnement
en danse africaine et afro contemporain en Europe et en Afrique
Il défend et revendique une créativité à la fois forte, originale et personnelle, témoignage de la nouvelle création artistique africaine, libre, inventive et
ouverte sur le monde.
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